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Phrases chinoises pour voyager : pourquoi votre pourboire revient et l'addition n'arrive jamais

· 5 min de lecture · Words on Repeat
chinese expressions voyage

Laissez quelques billets sur la table après le dîner en Chine et regardez ce qui se passe : le serveur vous les rend, ou se demande, perplexe, à quoi ils servent. Personne n'est vexé. Il n'y a tout simplement pas de pourboire en Chine, ni pour les serveurs, ni pour le personnel des hôtels, ni pour les chauffeurs de taxi, et les applications de paiement n'ont même pas d'écran prévu pour cela.

Les phrases ci-dessous font partie du kit voyage chinois gratuit, et chacune corrige une habitude qui piège les visiteurs à leur premier séjour.

Apprenez d'abord ces cinq phrases en chinois 1 你好 / 早上好 Bonjour / Bonjour (le matin) · nǐ hǎo 2 S'il vous plaît · qǐng 3 谢谢 Merci · xièxie 4 不好意思 Excusez-moi / Pardon · bù hǎoyìsi 5 买单 L'addition, s'il vous plaît · mǎidān
Jour un du kit voyage chinois : les cinq que vous utiliserez le plus.

« Xièxie », c'est tout le pourboire

Dites 谢谢 (xièxie, « chié⁴chié⁰ », deuxième syllabe légère) distinctement et vous avez fait tout ce qu'un Chinois ferait. La réponse que vous entendrez est « bú kèqi » (ne soyez pas si poli) ou « bú yòng xiè » (pas besoin de remercier). Arrondir ou glisser un billet dans une main ne vous vaut qu'un billet rendu. « Duō xiè » ou « fēicháng gǎnxiè » veut dire merci beaucoup, même si entre amis cela sonne guindé.

Appelez le serveur, ne l'attendez pas

不好意思 (bù hǎoyìsi, « bou⁴ haou³yi⁴sseu⁰ », dernière syllabe sans ton) est l'excusez-moi à tout faire : arrêter un inconnu, une petite bousculade, interrompre le personnel. Pour de vraies excuses, le mot est « duìbuqǐ ». Mais à une table de restaurant, il ne vous fera pas servir. En Chine, on n'attend pas d'être remarqué ; on lance « fúwùyuán! » (serveur) distinctement à travers la salle, ou l'on appuie sur le bouton d'appel posé sur la table. C'est normal, pas impoli, et sans cela les serveurs ne viendront pas.

« Kāfēi » tout seul vous vaut une question

Demandez 来一杯咖啡 (lái yì bēi kāfēi, « laï² yi⁴ beï¹ ka¹feï¹ ») et l'on vous demandera lequel. Le noir simple est « Měishì » (americano), le café au lait est « nátiě » (latte), et « rè de » ou « bīng de » veut dire chaud ou glacé. Le piège est au comptoir : les grandes chaînes, Luckin, Manner et Cotti, fonctionnent à la commande par application, avec de grosses remises, si bien que les prix au comptoir sont plus élevés et que le personnel vous renverra vers le QR code, même s'il prend les commandes. Le thé est la vraie boisson par défaut, et de l'eau chaude gratuite l'accompagne.

L'addition n'arrive jamais d'elle-même

L'addition non plus n'arrive pas sans qu'on la demande. Quand vous avez terminé, lancez « fúwùyuán, 买单 » (mǎidān, « maï³dann¹ ») ou « jiézhàng », ou captez un regard et mimez une signature. Attention au ton : « mǎi » (ton creux) veut dire acheter, « mài » (ton tombant) veut dire vendre. Si vous avez commandé par QR code, vous avez peut-être déjà payé ; sinon, appuyez sur mǎidān dans le même mini-programme, scannez le code qu'on vous présente, ou payez au « shōuyíntái » (la caisse) près de la porte. On n'arrondit pas.

Il n'y a pas non plus de couvert en Chine. La seule ligne qui peut changer le total est 服务费 (fúwùfèi, « fou²ou⁴feï⁴ »), des frais de service de dix à quinze pour cent que les restaurants haut de gamme et les restaurants d'hôtel annoncent sur la carte. Deux lignes plus petites surprennent les touristes mais sont normales : « chá wèi fèi », des frais de thé par personne dans les restaurants cantonais et les dim sum, et « cānjù fèi », un ou deux yuans pour le jeu d'assiettes et de bols sous plastique scellé.

Deux reçus, et une détaxe à demander à la caisse

Dites 麻烦给我小票 (máfan gěi wǒ xiǎopiào, « ma²fann⁰ gueï³ ouo³ chiaou³piaou⁴ ») et vous obtenez le ticket de caisse, le xiǎopiào. Avec un paiement par téléphone, votre preuve est la trace dans l'application, et beaucoup de commerces n'impriment rien. L'autre reçu est la « fāpiào », la facture fiscale officielle. Le personnel demandera « yào fāpiào ma? », et à moins que votre employeur n'en ait besoin, la réponse est « bú yòng ». Là où cela compte, c'est pour la détaxe touristique, « tuìshuì », environ 9 % de remboursement. Elle ne fonctionne que dans les magasins portant l'autocollant 退税 / Tax Free : dépensez-y au moins 200 yuans dans la même journée, demandez le formulaire de détaxe (« tuìshuì shēnqǐngdān ») et la fāpiào à la caisse, puis réclamez le remboursement à l'aéroport dans les 90 jours. Impossible après coup.

Badgez à l'entrée, puis à la sortie

Il n'y a pas de composteur en Chine. Dans le métro, on 刷卡 / 扫码 (shuākǎ / sǎomǎ, « choua¹ka³ » / « saou³ma³ »), c'est-à-dire qu'on badge une carte ou qu'on scanne un code aux portillons, à l'entrée et de nouveau à la sortie, parce que le tarif dépend de la distance. Achetez un billet simple au distributeur, ou utilisez le code transport intégré à Alipay (rubrique Transport, sous votre ville), qui fonctionne avec une carte étrangère rattachée dans la plupart des grandes villes, et dans les bus aussi. Le piège, c'est de sortir sans trace : sans enregistrement de sortie, vous payez le tarif maximal au guichet, et la fraude se paie plusieurs fois le prix du trajet, cinq fois à Shanghai. Les trains, c'est l'inverse : rien à valider du tout, juste votre passeport au portillon.

Une épaule dans la foule n'est pas impolie

让一下 (ràng yíxià, « jangg⁴ yi²chia⁴ ») veut dire « laissez passer un instant », et 借过 (jièguò, « djié⁴gouo⁴ ») dit la même chose en un souffle ; mettez « máfan » devant pour adoucir l'un ou l'autre. Dites-le devant les portes du métro et les gens s'écartent. L'espace personnel est plus réduit que chez vous, et une épaule silencieuse qui se fraie un chemin dans la foule n'a ici rien d'impoli, alors ne le prenez pas pour vous. Écartez-vous des portes avant qu'elles ne s'ouvrent, parce que les passagers descendent d'abord, en théorie.

Les pièges, en un coup d'œil VOUS DITESCE QUI SE PASSE VRAIMENT (un pourboire) rendu, ou un regard perplexe Bù hǎoyìsi (à un serveur) rien ; appelez plutôt fúwùyuán Kāfēi on vous demande lequel (rien au portillon de sortie) le tarif maximal au guichet
Ce que la phrase veut dire pour un habitant, pas pour un guide de conversation.

Les quarante-deux autres

Ces phrases viennent des jours un à quatre du kit voyage chinois : dix phrases par jour pendant cinq jours, chacune avec une transcription lisible, une astuce comme celles ci-dessus et l'audio. Le jour un fonctionne dans le navigateur sans compte, et la fiche s'imprime sur trois pages pour l'avion.

Avant de partir

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